Prise de parole et présence, en anglais.
La réunion commence bien. Les premières phrases sont fluides. Vous les aviez mémorisées. Puis une question arrive, hors du script.
Vous connaissez la réponse. En français, vous l’auriez donnée en trois secondes, avec peut-être même une touche d’humour pour détendre la salle. En anglais, vous hésitez. Vous construisez la phrase dans votre tête, puis vous la récitez : correcte, oui, mais sans conviction, sans l’énergie qu’on vous connaît.
Personne ne remarque que votre anglais est sans fautes. Mais on entend l’effort qu’il vous demande. On vous prête moins d’assurance et moins de compétence que vous n’en avez. Personne ne vous le dit. Pourtant, cela se paie : dans les dossiers qu’on vous confie, les postes qu’on vous propose, la confiance qu’on vous accorde.
Je travaille avec des dirigeants, des associés, des fondateurs et des cadres dont le niveau d’anglais est déjà solide. Si vous en faites partie, une échéance vous attend peut-être : un comité de direction, une levée de fonds, une négociation, un entretien pour un poste international, une prise de fonctions à l’étranger. C’est le moment de vous distinguer. Encore faut-il que la langue ne vous déstabilise pas.
Pour autant, ce ne sont pas des cours classiques qu’il vous faut. Je ne prépare à aucun examen, à aucune certification. Mais je peux vous aider à être, en anglais, la personne que vous êtes déjà en français.
Avec le même aplomb.
Nous ne travaillons pas sur ce que vous dites, mais sur la manière de le dire : le souffle, la voix, la posture, le débit, le rythme, le poids que vous donnez à chaque mot. Il ne s’agit pas de jouer un rôle. C’est tout le contraire : parler avec l’aisance et l’autorité que vous avez dans votre propre langue, et convaincre par la voix et la présence, pas seulement par le vocabulaire.
Chaque soir, des comédiens entrent en scène, le trac au ventre, devant des gens qui les jugent, et disent des mots répétés depuis des semaines comme s’ils les inventaient à l’instant. Leur formation développe exactement ce dont vous avez besoin : la présence dans une salle, la fraîcheur d’un discours préparé, une voix et un corps qui tiennent sous pression. Je suis comédienne. Ce que la scène et le travail somatique m’ont appris, je l’applique à vos prises de parole.
Je n’enseigne pas : je dirige, comme on dirige un acteur. J’observe, j’écoute, puis je vous donne des exercices ciblés : l’ancrage, la respiration, le placement de la voix, le rythme de la pensée. Chacun répond à ce que j’ai repéré chez vous. Des ajustements, éprouvés sur vos vraies interventions, jusqu’à ce qu’ils deviennent des réflexes. Rien de mystique : c’est de la technique.
Tout se passe en visio, où que vous soyez, en toute confidentialité. Vous arrivez avec une échéance, un besoin, ou simplement le sentiment de ne pas être tout à fait vous-même en anglais.
Chaque séance dure une heure et demie. C’est voulu : au-delà, la voix et le corps fatiguent et le travail perd en justesse. Elle commence par une mise en situation : vous prenez la parole à froid, comme en conditions réelles, et je vous pose les questions que vous redoutez. J’écoute et j’observe. Suit un échauffement d’une dizaine de minutes, pour le corps et la voix.
Ensuite, on travaille sur ce que j’ai relevé, par des exercices adaptés. Puis vous reprenez la même prise de parole, pour mesurer ce qui a changé. Vous repartez avec une priorité claire à travailler par vous-même dans les jours qui suivent, et je vous envoie mes notes écrites après la séance.
L’anglais est ma langue première ; le français, ma langue de tous les jours. Les séances se font en anglais, avec le français en appui quand une nuance l’exige.
Pour une échéance proche, ou pour faire le point : une lecture précise de ce qui se passe quand vous parlez anglais, et des exercices pour continuer seul.
Un comité, un jury, une levée, une audition. On construit les six semaines à rebours de cette date : d’abord les fondations, puis votre vrai contenu, répété en conditions réelles jusqu’à ce qu’il tienne sous pression.
Pour ceux dont l’anglais fait partie du quotidien, sans date précise à préparer. On travaille sur ce qui revient d’une prise de parole à l’autre. Sur une année, ce qui demandait un effort devient un réflexe : vous n’avez plus à y penser.
Les tarifs sont communiqués pendant la conversation.
Avant l’université, j’ai passé un an au Népal, à fonder une école avec les villageois d’une communauté de montagne, dans la région de Kavre. C’est là qu’est née l’idée au cœur de cette méthode : la langue ouvre la porte, mais la confiance naît de la manière dont vous écoutez, dont vous vous tenez, et du sentiment, chez l’autre, que vous êtes pleinement là.
J’ai étudié l’art dramatique au Davidson College, aux États-Unis, et à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres. J’ai ensuite obtenu la Watson Fellowship, une bourse très sélective qui finance chaque année une quarantaine de jeunes diplômés américains pour un an de recherche indépendante à l’étranger. Mon projet : comment, selon les cultures, on forme les acteurs à la présence. Il m’a menée de Java à Wrocław, et bien au-delà, auprès de maîtres de plusieurs traditions.
Ce projet m’a conduite vers les pratiques somatiques : des méthodes qui affinent la perception de la respiration, des tensions, de la façon de se tenir et de bouger. Depuis, tout cela nourrit une carrière de comédienne sur scène et à l’écran, aux États-Unis, en Europe et en Asie, en plusieurs langues. À chaque rôle, j’applique à moi-même les principes de cette méthode.
Trente minutes pour voir si cette approche est faite pour vous.
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